
Sablonis au IXème siècle, Sablon jusqu’en 1861, date à laquelle il fut déclaré officiellement avec un « s » par le Ministre de l’Intérieur de l’époque après avoir demandé à chaque commune l’orthographe usuelle de son nom, la mairie ayant envoyé Sablons avec un S.
La décision finale de 1861 fait suite à une longue période d’incertitude, voici quelques éléments de réponses d’après un texte rédigé par l’abbé Huet-Pompée, curé de Sablons du 16 août 1857 à septembre 1865.
« Comment et depuis quand écrit-on Sablons ?. Sablon n’a jamais de «S» final ni avant la grande révolution ni jusqu’en 1823. Avant la révolution, son orthographe première était religieusement conservée surtout par les notaires qui y résidaient comme nous le dirons ; après la révolution, la disparition des notaires, le changement trop souvent répété des curés, le renouvellement des instituteurs qui si facilement font loi en orthographe, surtout au milieu d’une population peu lettrée comme l’était celle de Sablon, tout cela nous aide à comprendre l’altération qui nous occupe ».
Alors comment s’est faite l’altération ?. Dans les actes religieux : Le respectable Mr Charbonnière dont la main tremblait depuis les frayeurs de la grande révolution et qui se trouvait alors dans un âge assez avancé cédait facilement la plume pour l’inscription des actes religieux. C’est ainsi qu’une main étrangère a pour la première fois altéré au religieux le nom de Sablon, cette altération plusieurs fois répétée a fini par être adopté par le desservant (curé) lui-même, par ses successeurs, bien que l’évêché continuait encore à garder l’ancienne orthographe.
Dans les actes civils : vers 1830, le sieur Jean Pierre Boyer (instituteur et secrétaire de commune) a été susnommé « PASSE » pour avoir ajouté l’S au mot Sablon. Ses élèves aussi bien que les actes civiles dont il était rédacteur ont popularisé l’erreur et les administrations supérieures entraînées peu à peu ont fini par l’accepter, ainsi elle est au sceau communal. Probablement le résultat des volutes et jambages de l’écriture de Jean Pierre Boyer.
En 1861 le ministre de l’intérieur ayant demandé à chaque commune l’orthographe usuelle de son nom, on lui a envoyé Sablons.