La Daube de Sablons.
Spécialité locale qui n’existe pas dans les villages voisins, aujourd’hui presque disparue : c’était un plat d’hiver copieux constitué de légumes notamment des haricots secs (fayots) ainsi que des saucisses et du lard que l’on mettait dans une « biche » puis portée chez le boulanger pour une cuisson dans son four après celle du pain et qui était récupérée le dimanche après la messe.
Elle se préparait encore quelquefois au milieu du 20ème siècle et c’était l’occasion à la dégustation, de raconter comment ça se passait « avant ».
On racontait aussi qu’un garnement de la famille, à qui avait été confiée la précieuse « biche », n’avait pas pu résister à la tentation de faire des glissades avec des copains sur l’eau gelée du » trou de chez Gouin » proche du carrefour « Girardin » (rue Gaillard vers la route des Alpes).
La biche cassée, les haricots dispersés sur la glace avec les saucisses et le lard provoquèrent une telle frustration pour les convives du repas dominical que l’on racontait encore l’aventure, devant la daube fumante, à la génération suivante qui ne connaissait plus la daube cuite au four du boulanger !
La grillade marinière
La grillade marinière, il s’agit d’une recette typique des mariniers qui leur permettait de conserver la viande pendant les longs trajets des décizes ou remontes du Rhône. Nous vous donnons ici celle de Paul Cuminal, ce sablonnais, président de L’Union Générale des Rhodaniens créé par Gustave Toursier :
De réunir mes souvenirs pour en parler, il me semble humer le parfum triomphant de ce mets savoureux et me voici en grand appétit pour le prochain repas,
Des la veille, le bœuf en tranches minces a été mis à mariner dans le bon vieux vinaigre de la maison, Un peu avant le repas, j’ai prépare ail et oignons. A les couper en menus morceaux, j’ai senti mes yeux pleurer. J’ai nettoyé les anchois et les ai pilés. Mais comme dans la poêle à frire la viande marinée et salée, roussie au beurre sent bon! La voila arrosée d’huile d’olive. Elle cuit : vite versons, dans la poésie, la pâte odorante d’ail, d’oignons et d’anchois. Faisons sauter. Un arome prenant envahit toute la maison. A table !
La matelote de poissons
Nous vous donnons ici la recette du Père OLLIER ; Il tenait le restaurant « chez OLLIER » qui est devenu ensuite « Le fil de l’eau »
Cette matelote est à réaliser avec un panaché de poissons de rivière brochet, carpe, perche, etc. Le secret de cette recette réside dans le fait que la sauce doit être préparée la veille.
Il faudra pour 4 personnes : 1kg de poisson de rivière, des petits champignons, des petits oignons, 2 échalotes, 1 oignons et 3 à 4 gousses d’ail, un bouquet garni, 1/2 litre de vin rouge d’Algérie et 1/2 litre de Cote du Rhône, du beurre et de la farine, des croutons.
La veille préparer la sauce : Faire un roux blond avec le beurre et 2 cuillères à soupe de farine. Mouiller avec du vin rouge (moitié vin d’Algérie et moitié de Côte du Rhône). Saler poivrer et ajouter les échalotes, 1 oignons et 3 à 4 gousses d’ail, un bouquet garni. Laisser mijoter cette sauce tout doucement environ 1h30 puis la passer au chinois. Remettre à feu très doux et y rajouter des petits oignons entiers et des petits champignons dorés au beurre. Laisser mijoter encore ½ heure. Laisser reposer cette sauce au réfrigérateur toute la nuit.
Le lendemain, pocher le poisson 10 minutes dans un court-bouillon traditionnel et laisser refroidir dans le court bouillon. Réchauffer la sauce, ajouter les poissons bien égouttés et laisser mijoter 1/4 d’heure et servir avec des croutons dorés au beurre.
La caillette de Sablons
Il faut rajouter les caillettes, même si les recettes concernent toute une région, Sablons vient de créer en 2022 une confrérie : La Confrérie de l’ancestrale foire aux dindes et a remis à l’honneur cette boulette entourée de crépine et constituée de viande de porc, de choux, de blettes ou épinards ou salades et d’une manière générale des verdures restant dans les jardins au début de l’hiver, en organisant un concours de caillettes cuisinées à l’occasion de la foire.